Des pierres et des hommes – Le temple qui cache un château

Des pierres et des hommes – Le temple qui cache un château

20,00 

ISBN : 979-10-92826-97-5

« J’aime les villages situés sur les hauteurs ; il y a dans leur position élevée quelque chose qui nous rapproche des cieux… »

C’est ainsi que le jeune pasteur Jean-Pierre Hugues nous décrit Gallargues, tel qu’il l’a découvert, en 1831, à sa descente de la diligence qui l’a déposé à l’auberge du pont de Lunel !

Alors qu’il chemine sur la route poudreuse, il a tout le loisir d’observer ce lieu où il va exercer son ministère pendant quatorze ans. Au sommet de la colline, il peut apercevoir une grande bâtisse partiellement achevée, c’est celle du temple. Par sa position, celui-ci domine tout le village et la plaine qui s’étend à ses pieds.

Quelques années plus tard, c’est Eugène Trinquier, dans sa notice sur quelques localités du Gard, qui précise l’origine de l’édifice : « Le temple occupe l’emplacement des ruines féodales » et, à sa suite, les différents historiens de notre village nous ont confirmé qu’avant le lieu de culte, s’élevait la belle demeure qu’avait fait bâtir Anne-Joachim-Annibal de Rochemore, notre dernier seigneur. Ce château construit pour un noble personnage précède donc le temple voulu, lui, par une population alors majoritairement protestante.

Comme cinq autres édifices gallarguois, le temple est inscrit à l’inventaire des monuments historiques mais, au delà de cette classification tout à fait administrative, coiffant le sommet du village, le temple de Gallargues est aussi un repère que l’on aperçoit de loin et qui fait de notre belle colline autre chose qu’un vulgaire promontoire !

Comme l’église, la tour ou le pont romain, il représente avant tout une partie de l’identité de tous les Gallarguois, qu’ils soient de vieille souche ou fraîchement installés, qu’ils soient croyants ou non.

Comment ne pas songer à Anne-Joachim-Annibal de Rochemore qui a voulu le château ? Comment oublier Thomas Burnet, cet Écossais, époux d’une Gallarguoise et probablement premier maire européen de France, qui a voulu le temple ?

Enfin, comment ne pas penser à tous ces maçons, les Favery, les Ruy et autres venus bâtir la demeure seigneuriale, participer à la construction du temple sur les ruines du château incendié ? Ayant eux aussi fait souche au village, il n’y a pas une maison qui n’ait connu leur savoir faire, leurs échafaudages…

108 pages – Couleur

Description

Bernard Atger – Association du Patrimoine gallarguois

Informations complémentaires

Poids 251 g

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